Matériel de sécurité obligatoire sur un bateau : guide Division 240

Avant de larguer les amarres, une question s’impose : votre bateau embarque-t-il tout le matériel de sécurité obligatoire ? En France, c’est la Division 240 qui fixe la liste, et elle varie selon la distance à laquelle vous vous éloignez d’un abri. Gilets, moyens de communication, matériel anti-incendie, radeau de survie : voici un panorama clair de ce que la réglementation impose, zone par zone.

Matériel de sécurité obligatoire : la réponse en bref
Le matériel de sécurité obligatoire dépend de votre éloignement d’un abri, selon quatre zones définies par la Division 240 : basique (jusqu’à 2 milles), côtière (jusqu’à 6 milles), semi-hauturière (jusqu’à 60 milles) et hauturière (au-delà). Plus vous vous éloignez, plus la liste s’allonge : du simple gilet et dispositif lumineux en zone basique, jusqu’au radeau de survie et à la balise de détresse en hauturier. Un gilet adapté par personne est exigé en toutes circonstances.
La Division 240, c’est quoi ?
La Division 240 est le texte réglementaire français qui définit le matériel d’armement et de sécurité obligatoire pour les navires de plaisance de moins de 24 mètres. Son principe est simple : une seule règle d’embarquement vaut pour tous les bateaux, en fonction de leur éloignement d’un abri. Le matériel exigé augmente avec la distance, car plus on s’éloigne, plus les secours sont longs à arriver et plus le bateau doit être autonome.
Le matériel par zone de navigation
- Basique (jusqu’à 2 milles d’un abri) : un équipement individuel de flottabilité par personne, un dispositif lumineux et du matériel mobile de lutte contre l’incendie.
- Côtière (jusqu’à 6 milles) : en plus, des gilets adaptés, un moyen de communication (VHF ou téléphone), de quoi faire face aux urgences et un bout de remorquage.
- Semi-hauturière (jusqu’à 60 milles) : tout le matériel précédent, plus une VHF fixe à bord désormais obligatoire et un radeau de survie homologué.
- Hauturière (au-delà de 60 milles) : l’ensemble du matériel, plus une balise de détresse EPIRB enregistrée et une VHF portable.
La notion d’abri est centrale dans ce dispositif. Nous lui consacrons un guide dédié, car elle conditionne toute votre obligation de matériel.
Les gilets de sauvetage
Le gilet est l’élément central de l’armement de sécurité : un par personne à bord, adapté à la morphologie et au poids de chacun. La flottabilité requise dépend de la zone : à partir de 50 newtons en basique, 100 newtons en côtier, et 150 newtons au-delà de 6 milles. Pour les enfants de moins de 30 kg, un gilet d’au moins 100 newtons est obligatoire quelle que soit la zone, et il doit être choisi selon le poids, jamais selon l’âge seul.
Les évolutions récentes
La réglementation évolue régulièrement. L’arrêté du 11 octobre 2024 a apporté des précisions sur le port du coupe-circuit, le choix de l’équipement individuel de flottabilité et l’obligation de veille VHF. Il est donc prudent de vérifier la version en vigueur de la Division 240 avant la saison, et de contrôler que votre matériel est complet et en état.
Questions fréquentes
Quel matériel de sécurité est obligatoire sur un bateau ?
Cela dépend de la zone de navigation définie par la Division 240. Au minimum, un gilet par personne, un dispositif lumineux et du matériel anti-incendie en zone basique ; la liste s’allonge avec l’éloignement jusqu’au radeau de survie et à la balise de détresse en hauturier.
Qu’est-ce que la Division 240 ?
C’est le texte réglementaire français qui fixe le matériel de sécurité obligatoire pour les navires de plaisance de moins de 24 mètres, en fonction de leur éloignement d’un abri.
Le gilet de sauvetage est-il toujours obligatoire ?
Oui, un équipement individuel de flottabilité adapté par personne est exigé en toutes circonstances. Sa flottabilité minimale augmente avec la zone de navigation, et un minimum de 100 newtons s’impose pour les enfants de moins de 30 kg.
Aller plus loin
Pour approfondir, lisez nos guides sur les zones de navigation et leur équipement, sur la notion d’abri en mer qui conditionne toute la réglementation, et notre checklist de sécurité avant de partir. Pour préparer votre escale, consultez aussi notre guide de la première arrivée au port.










